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Postscriptum n°4 : Commentaires reçus

Commentaires sur l'absence de proposition de solutions
Autres remarques sur le fond et la forme


COMMENTAIRES SUR L'ABSENCE DE PROPOSITION DE SOLUTIONS

Parmi les réactions reçues au sujet de ce site et de son addendum, plusieurs internautes nous ont signalé ou reproché de nous être prudemment limités à analyser des problèmes sans proposer aucune solution.

Notre réponse est la suivante :

1) De nos jours, il est beaucoup plus prudent de déverser une énième solution dans l'océan des solutions déjà en vogue que de soulever des problèmes bien réels susceptibles de perturber le doux repos de personnes qui ne demandent qu'à continuer de "travailler" (si on peut dire) comme elles l'ont toujours fait.

2) Comme nous l'avons indiqué à plusieurs reprises dans les deux sites, nous ne sommes pas des spécialistes ; une proposition de solution de notre part risquerait donc d'être au mieux inutilisable, au pire dommageable. 

3) Nous sommes fermement convaincus, qu'avant de proposer des solutions au problème qui nous intéresse, il est d'abord indispensable d'analyser, de décortiquer et de diagnostiquer comme il se doit les différents problèmes et leurs causes. Dans aucun de ces deux sites nous ne prétendons avoir couvert cette phase préliminaire mais nous croyons avoir exposé pourquoi tout progrès suppose d'en passer par là. Avant d'administrer un remède, encore faut-il avoir pris la peine de diagnostiquer la maladie ; on trouve aujourd'hui beaucoup d'apothicaires prêts à vendre à grand prix un élixir soi disant universel sans se soucier de savoir de quoi souffre le patient. 

4) Nous pensons que décortiquer les problèmes et les causes exige un effort multidisciplinaire dans un environnement universitaire. Les difficultés rencontrées en gestion de projet ne concernent pas seulement des questions techniques (méthodes et outils) mais aussi des problèmes de civilisation et de psychologie humaine. Nous avons proposé ce travail à différents professeurs universitaires sans le moindre résultat. On ne peut donc pas dire que nous n'avons suggéré aucune solution mais plutôt que d'illustres professeurs n'ont pas considéré nos suggestions comme recevables.

A ce propos, si nous sommes fermement convaincus de la nécessité d'un tel travail, nous n'aspirons pas nécessairement à y jouer un rôle. Participer à un groupe de travail de ce type serait sans doute intéressant pour nous (voire amusant) à condition que cela soit utile et nous n'avons pas d'opinion à ce sujet.

5) Certaines personnes nous ont indiqué qu'à défaut de proposer des solutions, aucun éditeur n'accepterait de publier un essai sur cet argument...Faudrait-il par hasard consacrer un nouveau site aux phénomènes pathologiques qui sévissent dans le milieu de l'édition...?

Pour conclure sur cette question des solutions, exposons simplement deux cas de figure:

Premier cas : vous marchez à côté d'une personne qui trébuche et risque de se blesser ; vous la secourez promptement avant qu'elle ne tombe : c'est très bien, vous avez trouvé une solution.

Deuxième cas : un certain nombre d'indices vous conduisent à penser qu'un pont très fréquenté risque de s'écrouler et vous avertissez qui de droit pour que les mesures nécessaires soient prises. Peut-on raisonnablement vous reprocher dans un tel cas de ne pas apporter de solutions pour éviter que le pont ne s'écroule ? Et si vous n'avez pas de solution à proposer, devriez-vous vous taire ?

Une question subsidiaire pour conclure sur le sujet qui nous intéresse : voyant que personne ne bouge, vous décidez d'agir seul (“je me présente, M. Dupont contribuable de son état”) et vous interrogez un certain nombre de sociétés pour savoir lesquels parmi leurs différents projets sont des succès ou des échecs et si, ce qui est pire, elles auraient décelé par hasard des processus pathologiques dans leurs organisations (demande somme toute innocente et anodine, vous en conviendrez). Nous serions heureux de recevoir de nos lecteurs leurs réponses quant aux chances de succès d'une telle initiative auprès de ces différentes sociétés.

Alors regardez bien autour de vous : à qui faudrait-il vraiment reprocher de ne pas apporter de solutions ?

AUTRES REMARQUES SUR LE FOND ET LA FORME

Nous avons reçu jusqu'à présent de nombreux encouragements et très peu de critiques de fond. Dernièrement, certaines parties de notre site (en particulier la page traitant de la pseudo-rigueur) ont été qualifiées d'intéressantes sur un site que nous ne signalons pas ici, n'étant pas sûrs de rendre service à son auteur. Ce dernier signalait cependant de trop nombreuses et “misérables” fautes d'orthographe et regrettait l'approche trop idéologique de notre conclusion.

Nous ne pensons pas que des fautes d'orthographe ou de grammaire puissent être “misérables”, sauf à les commettre en prétendant donner des leçons du haut d'un piédestal de présomption. Aucun de nos visiteurs ne semblant être particulièrement gêné par ce défaut, nous avions décidé de laisser le site en l'état, avec les fautes déjà repérées et celles qui nous étaient encore inconnues. Comme tout ce qui est humain nous intéresse (dixit Ennius), nous avons cependant révisé le site récemment sans pour autant prétendre à une perfection qui n'est pas dans notre nature et à laquelle nous ne tenons pas du tout.

Cela dit, nous aimons écrire et la crainte de faire des erreurs de grammaire, de syntaxe ou d'orthographe ne nous effleure même pas quand il s'agit de ce plaisir. En outre, notre critique ne nous ayant apporté aucun exemple pour nous aider, il est possible que des erreurs subsistent. Nous continuerons donc malgré tout à exposer nos idées, conscients de nos faiblesses. D'ailleurs, ceux qui ont déjà lu les remerciements en bibliographie comprendront que notre Français ne peut être parfait puisque nous ne l'avons jamais étudié à Florence (!) ; ils nous pardonneront donc.

"Let us speak, though we show all our faults and weaknesses ;
for it is a sign of strength to be weak, to know it, and out with it..."
Herman Melville

L'idée que nous soyons idéologiquement "tendancieux" nous a beaucoup surpris et encore plus amusés, car dans tous les forums auxquels nous avons participé jusqu'à présent c'est précisément l'inverse qui nous est régulièrement reproché, c'est à dire notre résistance obstinée à toute idéologie. Nous envisageons donc d'offrir 3 kilos de parmesan “d'origine contrôlée”  à celui de nos visiteurs qui saura le mieux mettre en évidence (arguments et exemples à l'appui) le contenu “ idéologique” de nos écrits (en réservant cette mention aux idéologies classiques de droite et de gauche).

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